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  • UNE AUTO, L'AUTRE...

     

    Je vais me faire encore des amis. Il faut se faire une raison, on ne peut pas aimer tout le monde et être aimé par tout le monde. D’aucuns, même, vous pousseraient dans le premier train ou avion pour ne plus avoir à vous aimer. Venons en aux faits, je n’ai jamais aimé les rallyes, courses de voitures et autres formule 1, E ou 3. C’est ainsi. Les « monoplaces », en circuit fermé, ce n’est pas ma tasse de café (sans sucre) ! Que l’on me pardonne, le Grand prix de Pau, « tanpòc » (1). Naguère, tous mes camarades s’y donnaient rendez-vous, et moi de rester sur le bas-côté de leur incompréhension. De leurs moqueries. J’ai pourtant passé, comme tout en chacun, mon permis de conduire. Maintes fois. Et ne l’ai décroché que très tard, avec mention passable, dans une lointaine bourgade gasconne… Feuillet rose en poche et volant en main, cette « hilh de pica » de bagnole me fut finalement étrangère. Un mal nécessaire, en quelque sorte. J’ai malgré tout voulu comprendre l’étrange passion de ces foules joyeuses, réunies autour d’un circuit fermé. En vain, je n’ai pas réussi à saisir leur amour immodéré pour ces « bolides » passant et repassant à « hum » (2) des jours durant, dans un air grisé d’essence et un bruit assourdissant.Non, je suis désolé, ces compétitions ne m’ont jamais captivé. J’en ai bien regardé une ou autre à la télé, mais l’ennui a très vite pris le pas sur la curiosité. En outre, chaque année, à pareille époque, je vois se dresser, sur les flancs du fameux circuit, rails, palissades, tentes et panneaux publicitaires, « and so on »… Rondement, les embouteillages se forment. Mercredi-soir, ils engorgeaient l’avenue Jean Biray, longeant le siège du Conseil départemental, la gare, jusqu’à Visanòs (3)… J’y étais. N’ayez crainte, j’ai pris mon mal en patience. Je n’étais pas pressé. Je suis très tolérant. N’est-ce pas une fête populaire ? La ville de Pau en tire de précieux profits. Alors, on voudra bien m’absoudre. Il n’y a rien à interpréter. Peut-être ne suis-je pas de ce siècle, ni du précédent ?

     

     

     

     

     

    1.      Non plus.

     

    2.      A toute vitesse.

     

    3.      Bizanos.