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BIS REPETITA

 

Revenons sur la réforme du collège. Mme la Ministre de l’Education Nationale persiste et signe. Fort du soutien de M. Hollande, elle va jusqu’à traiter Régis Debray, Pierre Nora, — dont le républicanisme mystique me hérisse le poil —, de pseudo-intellectuels, et bien d’autres ! Cette obstination relève de la folie douce. Elle démontre une fois encore combien la technostructure du 110 rue de Grenelle (une belle réplique bonapartiste de Bercy) agit et décide contre nous, citoyens, adultes et vaccinés. Et je ne parle pas ici de la pétition perverse de M. Bruno Lemaire… Mon vieil ami Sylvain, m’a envoyé un courriel dans ce dessein. Il y dit qu’ « au nom de l’égalitarisme de façade — comme si l’abaissement du niveau des plus humbles effaçait les disparités sociales — cette énième réforme de l’éducation (nationale) va poursuivre le travail de destruction de toutes les réformes précédentes. » Notre pays est vraiment extraordinaire. Depuis bientôt 70 ans, la haute administration française, notre belle « noblesse d’Etat », passe et nos pauvres chiens aboient… Ceci est encore plus vrai pour les langues vivantes et, particulièrement, pour les langues de France. Cette réforme les noie dans un capharnaüm où les sigles et le sabir technocratique rivalisent de complexité. Ainsi peut-on les étouffer sous le doux édredon de l’ignorance des uns et de la démagogie « égalitariste » des autres. On veut nous faire croire que ces langues « minorées » nourrissent l’inégalité scolaire. Le choix du latin là-bas ou de la langue d’oc, ici — que n’ai-je entendu à ce propos ? — permettrait aux classes supérieures d’éviter à leur progéniture de côtoyer les enfants des « classes dangereuses »  (1). Le latin et la langue d’oc n’y sont pour rien. Ils sont pris en otage par ces mêmes classes dans leur très vieux dessein : celui de voir leurs enfants les remplacer lorsqu’ils laisseront, in fine, leurs places vacantes. Ainsi de suite. Ad vitam aeternam !

 

 

 

 

 

1. Classes laborieuses et classes dangereuses, Louis Chevalier, éd. Perrin.

 

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