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TEL PÈRE...

Tel père, telle fille…

 

On a beau faire, on n’échappe pas à la famille. La nôtre bien sûr, et probablement celle d’un(e) autre… « Famille je vous hais ! » écrivait Gide. Il abusait l’André. La sienne, disait-il, était surtout haïssable. Sa mère adorée et insupportable, la définissait. Quand elle mourut, il y vit une libération. Il en reconstitua une autre aussi castratrice que la première. Elle fut littéraire. Il fonda la N.R.F. et s’érigea illico en mentor et censeur d’une génération d’écrivains dont nous sommes encore de fidèles lecteurs. Il loupa cependant « La Recherche… (1) », d’un certain Marcel P… Vous me voyez venir...  Vous vous trompez. Rien à avoir avec le père et la fille dont on nous rebat les oreilles. Pas plus qu’avec la Trinité. « Lo pair, lo hilh e lo sent Esperit » (2) unis dans un Dieu unique : un dogme abyssal de complexité qui nous amènerait à de vaines polémiques. Sigmund Freud conçut le complexe d’œdipe et inventa par là même l’inconscient : cet interminable « no man’s land » où nous marchons, depuis des lustres, sans carte ni boussole… Sigmund a eu, lui aussi, ses parricides. Le plus célèbre fut C.G. Jung. Il en avait fait son héritier. Tout compte fait, le fils du pasteur suisse le quitta et créa son école. Martin Freud, le fils, a écrit un livre amène sur son père. Il dit dans l’incipit : « Père détestait le chou-fleur, le téléphone, la bicyclette et le poulet rôti. Le bœuf bouilli, les fraises, les champignons, les artichauts d’Italie avaient sa faveur. » Tout un programme ! Les filles seraient-elles logées à la même enseigne ? L’actualité nous montre, j’y reviens, que la fille serait à tuer son « papa » adoré, devenu avant-hier le « parent rival ». C’est à ne rien comprendre à la théorie freudienne, elle nous oblige à nous replonger dans nos vieilles lectures pour tirer au clair cette guerre familiale. Car, qui de la fille ou du père sera in fine le vainqueur ? Mais « bon sang de bonsoir », comme disait l’autre (3), j’ai oublié la petite-fille !

 

 

1. A la Recherche du temps perdu.

2. Le Père, le fils et le saint Esprit.

3. Célèbre phrase de l’inspecteur Bourrel, alias Raymond Souplex.

 

Commentaires

  • pas grave. ce n'EST QU'UN DETAIL!

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